15 janvier 2010

Vieux masque poussiéreux

Ivi Kromm gambade un peu partout de manière aléatoire et désordonnée... Vous le trouverez dans des gares, l'air perdu et sorti d'on ne sait où, une clope à la main, ou bien concentré sur une feuille de papier puis regardant par la fenêtre, attablé dans un café, une tasse devant lui... Ivi Kromm écrit tout le temps. Il entreprend, lance des projet, commence des centaines de feuilles mais termine rarement. Sa seule certitude: entre la bonne société française et lui, il y a un décalage. Alors? Parler. Faire du littéraire ailleurs que dans les boîtes crâniennes, et surtout hors des petits milieux, hors des cercles de profs, hors de ces endroits qui donnent la gerbe, où l'on dépose sa gerbe, avec sa petite tenue. Des angles de rues où on le voit recracher sa fumée, le regard fatigué, au comble de l'anti-littéraire, l'ordinateur, il chie, il dégueule, avec la conviction que l'art est un refuge, un repaire, un QG, un hôpital, un bordel, un restaurant, un magasin d'armes. S'armer l'esprit, ça arme les mains.

Pas d'attaches. Quelques racines. Des choses à partager. De la fumée, en quatre louchées d'alexandrins.

Fumée, fumée, oui, de la tasse à clope, qui rentre par une oreille, qui embrume les yeux et colore la bouteille descendue, vertigineuse, dans les ventres d'où naissent les enfants et la rage.

Minuit: douze coups.

L'horloge frappe dans le crocodile, la cloche tonne sur la ville et l'on tend l'oreille, l'œil aux aguets, pour entendre l'histoire qui commence: premier chapitre. Deuxième chapitre. Et puis le ton s'envole, rapide, il nous tient, haletant... Alors on peut conclure. Et revenir à la vie.

Fire of unknown origin took my baby away!
Swept up and off my wavelength,
Swallowed her up like the ocean,
In a fire thick and gray.
Death comes sweeping up the hallway in a ladies' dress,
Death comes riding down the hallway in it's sunday best,
Death comes driving; death comes creeping; death comes I can't do nothing.
Death goes, there must be something that remains!
Death, it made me sick and crazy 'cause that fire took my baby away.

Posté par Ivi Kromm à 01:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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